vendredi 31 août 2012

Excursion au Saguenay, sortez les harpons !

Passage obligé pour chaque touriste qui se respecte, la chasse visite de courtoisie aux baleines, s'est imposée à nous lorsqu'une longue fin de semaine de fin d'été pointe son nez.
Les jours sont encore très beaux et donc on embarque direction Tadoussac, un petit 500 km à avaler en environ 7h. On traversera à nouveau la région de Charlevoix et on dépassera notre record kilométrique personnel effectué ici au Canada. 
Pour info, Tadoussac se situe juste de l'autre côté de l'embouchure du Saguenay (qui se jette lui même dans le Saint-Laurent) et le gros business de ce coin là, c'est les excursions aux cétacés. - Wow c'est cool, la nature et les mammifères marins et tout - Le problème, c'est que ces bêtes là, elles n'ont pas besoin d'être embêtées tous les jours de la saison pour ravir nos mirettes, ça cause du stress, et comme dirait l'autre, faudrait des Lexomil gros comme des pains de campagne pour les calmer.  Mais je vais y revenir un peu plus tard.
Nous voici à Tadoussac, après le traversier, direction le camping. Nous avons une belle tente 2 secondes III importée de France qui ne demande qu'à être utilisée. On a réservé un emplacement panoramique, plus cher (camping, d'accord, mais on ne se refuse rien) , bon il fait déjà nuit lorsqu'on arrive, donc le panorama est...noir disons. Le camping est une petite déception, car plein à craquer et les emplacements sont minuscules. Soit... on achète un sac de bois à 7$, et non le bois n'a pas de jolis ornements, ni nos initiales finement pyrogravées... étonnant à ce prix là, mais on va quand même se faire un petit feu en ramassant tous les vieux papiers qui trainent dans la voiture pour tenter de l'allumer. Le lendemain matin, le panorama est là, il fait beau, un petit écureuil tentera de boulotter notre petit déj. : Une journée classique au Québec.

Le panorama
The Emplacement et son feu portatif (l'espèce de marmite)
Le sans-gène
On file un peu plus loin pour notre excursion baleines. Sachez qu'on peut en voir depuis la côte, mais on ne va pas se contenter de ça. On choisit une excursion en kayak de mer, un peu poussés par l'envie d'être respectueux de notre environnement. Une fois sur l'eau, le doute s'installe : les baleines, c'est pas garanti d'en voir. Le guide nous précise ce détail qu'une fois sur l'eau, mais bon à la limite c'est pas sa faute. On pagaie de bon coeur, et il se passe un bon moment avant de voir nos premiers bélugas. Les bélugas, c'est cool et c'est gentil, on devine leur personnalité rien qu'en voyant une bosse blanche à 400m (distance légale à maintenir entre un mammifère marin et toute embarcation). Sentiment un peu mitigé entre le bonheur d'avoir la chance d'en voir et l'envie de s'en approcher, tout en sachant que même si on le voulait, on n'irait pas assez vite. On se rend vite compte que les bélugas, c'est plutôt commun en fait dans le coin où on est, on verra quelques marsouins au loin mais point de baleine à bosse, ou baleine clown et autre immensité marine. On ne pourra pas vraiment compter sur nos kayaks pour aller au large et couvrir une plus grande distance. Zodiac la prochaine fois ? peut-être. La côte est magnifique et on en profite bien quand même.
Un accoutrement de grande classe
Quand on est beau, on ne laisse pas démonter par une jupette de kayak
Ayoye ! ça pagaie fort !
Un béluga !!! alors, oui il faut un peu d'imagination pour voir son sourire sympa
La balade terminée, on remonte alors le long du fjord du Saguenay pour rejoindre notre prochain point de chute, proche de Chicoutimi. Le paysage, le long du Fjord est très beau, une petite halte dans un port minuscule nous fera profiter des derniers instants de lumière du jour sur le Saguenay. A l'arrivée, notre hébergement est cette fois-ci une cabine rustique. C'est en bois et c'est rustique. La petite lampe au pétrole à son charme... puis comme on dit ici quand on n'a plus rien à dire sur le sujet : "et.... c'est ça".


Le lendemain, Via ferrata, une activité bien connue par chez nous mais beaucoup moins par ici. Le long du fjord, avec un petit groupe, on ira chercher de belles sensations. On est à marée haute, le parcours se passe juste au dessus de l'eau, c'est vraiment sympa.


Pour se récompenser de l'effort, un petit resto à la ferme nous servira de l'agneau et de la tarte aux bleuets. C'est plutôt étrange d'entendre les agneaux dans la bergerie avant de passer à table... au moins les bleuets ont la délicatesse de ne pas faire de bruit.
Le soir, toujours dans le même parc, on hérite de la maison dans les arbres pour hébergement. C'est comme la cabine rustique, mais à 8m de hauteur, donc c'est mieux, et comble du luxe, la lampe à pétrole est remplacée par une lampe à batterie et on a un barbecue sur la terrasse, j'ai justement des tranches de bélugas à faire griller. On se tire des sièges à bascule sur la terrasse pour bouquiner à l'air pur avec une petite vue (entre les feuilles) sur le fjord : une soirée classique au Québec. 






Plus de photos, là là.

p.s. vous l'aurez compris, faire des montages de photo, ça me saoule. Donc des photos brutes sans mise en page feront parfaitement l'affaire vu la masse de visiteurs qui passe par ici.

jeudi 16 août 2012

A Montréal, la force est

Voici un post express pour alimenter un peu ce super blog que vous vérifiez chaque jour en l'attente de nouvelles trépidantes. Il faudra patienter un petit peu pour le compte rendu du Saguenay, mais comme on est sympas, on vous donne notre identité Star Wars construite pendant un petit tour à l'expo sur le sujet. J'ai choisi un perso particulièrement moche, disons que vu que je suis beau sur cette planète, c'est un peu normal de rétablir l'équilibre dans un autre univers.


JP
MON CALAMARIEN MÂLE
J’ai grandi sur la planète marécageuse Dagobah, où les membres de ma communauté gagnaient leur vie en réparant des épaves de vaisseaux interstellaires repêchées dans les marécages. Durant les congés, mon meilleur ami et moi avions l’habitude de marcher des kilomètres dans les marécages pour aller fêter entre voisins.
Mes parents m’ont élevé en m’accordant indépendance et soutien, et ils m’ont transmis de remarquables habiletés créatives. Plus tard dans la vie, j’ai rencontré le célèbre contrebandier Han Solo, dont les enseignements m’ont enrichi de connaissances qui me sont utiles au quotidien dans mes fonctions de commerçant.
Je me rappelle la fois où j’ai été capturé par un énorme et dangereux criminel et enchaîné à son ventre. Cet événement a eu une grande influence sur moi, car par la suite j’ai fait en sorte de devenir l’esclave préféré de mon maître pour qu’il améliore mes conditions de travail.
On dit souvent de moi que je suis une personne généralement organisée et prévoyante, j’ai aussi tendance à être accommodant et généreux. Mais la chose la plus importante pour moi est l’accomplissement : après tout, l’excellence mérite reconnaissance et respect.
Je suis modérément sensible à la Force; c’est sans doute pourquoi l’Empereur s’intéresse à moi. Lorsqu’il m’a offert un pouvoir illimité en échange de mon allégeance, j’ai sauté sur l’occasion et j’ai embrassé le côté obscur avec empressement. 
Franchement, c'est tout moi, non ? 

On remercie Barney Stinson pour son Storm Trooper
Dany a un aussi une très belle personnalité Star Wars, peut-être se dévoilera t'elle, peut-être pas.


samedi 4 août 2012

Le P'tit (mais costaud) Train du Nord


Il y a des jours où peut avoir l'impression de passer à côté du Québec. En cause, la routine, le manque de temps, la motivation relative, les km à dérouler pour voir un peu autre chose... mais heureusement super Dany est là. Dany aime chercher, trouver, faire des plans, des listes, des enquêtes. Bref, j'ai épousé une détective. L'été est là, il fait chaud, les vacances cestmortyenaplus (merci les événements familiaux), mais on va pas se laisser abattre car non loin de Montréal, on peut trouver des supers coins comme les Laurentides, et y'a de quoi faire. Cette fois-ci Dany a trouvé un parc : le parc linéaire, qui porte bien son nom puisqu'il est tout en longueur, ce qui est logique car il suit une ancienne voie ferrée bien droite. 


Certains indices auraient du nous mettre des puces dans les oreilles (à vrai dire une palanquée d'indices même). D'abord, les recherches révèlent l'attraction principale du lieu, le vélo, et surtout, surtout, la présence de forfaits vélo, resto, couchage, navettes etc sur un minimum de 3 jours, et souvent plus. Oui il y a un maximum d'environ 200km. C'est relativement plat et tout mais c'est de la distance !
On retourne l'équation dans tous les sens pour trouver un parcours abordable, jouable physiquement et surtout qui rentre sur 2 jours (1 nuit)  car pour nous, c'est juste un week-end.  Le trajet choisi sera Nominingue jusqu'à St Jérôme, soit 145 km de vélo sur 2 jours. Mais clairement, faire rentrer les distances sur 2 jours, c'est pas vraiment prévu par les sites internet et l'info tourisme des Laurentides.
Au matin du premier jour, lever 5h et quelques, direction la gare de St Jérôme pour la location des vélos et la navette qui nous mènera 145km plus loin. Là, gros indices. Les gens qui sont là, ont des shorts de cyclistes, des gants de cyclistes, des chandails de cycliste (t-shirt en français), des casques de cyclistes, des vélos de course de cycliste avec des sacs parfaitement adaptés pour les portes bagages. Nous à coté, on est des touristes, un sac à dos de touriste, une tenue de touriste et on loue un tandem et refusons les casques en bons touristes Français indisciplinés. Le tandem c'est fun, il faut un peu de synchronisation et de communication dans le couple pour que ça se passe bien. On approche des 10h, on attache les sacs à dos à la Pékin Express et c'est parti on embarque pour la voie ferrée (bon point : il n'y a pas de rails). Tout va bien il fait beau, on s'ajuste un peu au départ et on commence à engloutir les kilomètres. Il faut se rendre à St Faustin Lac Carré avant la tombée de la nuit (75km).
 
Le parcours est très sympa, pas trop de monde, la route est bonne, les anciennes gares sont transformées en gares pour les vélos, c'est vraiment bien fait. Au premier arrêt en gare, pour manger, on sent déjà que ça va pas être simple mais on reste positifs. Les 1ers symptômes d'arrière train (oh oh) endommagés sont là. Mais bon on roule tranquillement, il fait beau, les écureuils traversent la route.
La 1ère grosse difficulté a été les 10 derniers kilomètres de cette journée, ceux qui montent sournoisement mais sûrement. Le Tandem n'est pas la monture préférée du maillot à poids et ça se comprend. Chaque pause, même brève, est un petit orgasme pour le fessier et aussi les paumes de main qui encaissent mal le guidon, mais chaque reprise est très douloureuse. C'est pas tellement l'effort qui est dur mais vraiment les points de pression toujours aux mêmes endroits. Dany, alias Mac Gyver, commence à se bricoler des coussins protecteurs avec des serviettes et des vêtements. Je résiste à ça pour aujourd'hui.
Au terme de l'effort, on fait un plouf rapide mais bienvenu dans le lac carré de St Faustin, la petite plage est très agréable et l'eau est excellente. On s'arrête à côté pour faire un petit resto terrasse, où nous prenons bien soin de choisir les fauteuils avec coussins. On se dirige alors vers le gîte la bonne adresse (www.bonneadresse.ca) où le propriétaire nous attend. La bonne adresse est tenue par Jérôme et Vanina, 2 compatriotes bien sympas qui ont un peu tout plaqué pour vivre le rêve Canadien avec leurs enfants. L'accueil est excellent, et gros gâteau sur la cerise, il y a un jacuzzi extérieur à notre disposition.  On ne se fait pas prier pour l'utiliser et essayer de détendre nos petits muscles. Un vrai moment de bonheur.  On passera une petite partie de la soirée à papoter avec nos hôtes et à les envier, mais ils n'ont par l'air de vouloir nous vendre le gîte. Dommage.
On tombe rapidement comme des pierres dans un sommeil réparateur (mouais). Le lendemain matin, après un excellent petit déjeuner, il faut quitter le petit havre de paix et rejoindre la piste. 70km nous attendent et la météo est très incertaine, orages et averses en vue.
Et c'est reparti, mais instantanément, la douleur revient. Je cède très rapidement aux bricolages de Dany pour tenter de limiter les effets, ça marche à peu près mais c'est pas miraculeux non plus. On avale les km tant qu'il ne pleut pas mais au bout d'un moment on s'arrête dans une gare pour manger un morceau.  La pluie se décide alors à sortir. Seulement, quand t'as pas le choix, t'as pas le choix. On accepte la fatalité et roulons en plein orage pendant plusieurs km. C'est flippant par moment, des bourrasques viennent fouetter le visage et même un arbre à la bonne idée de céder sous le vent et de tomber sur la piste un peu derrière nous. Bien sûr, on est trempés et boueux un peu mais qu'importe. L'orage ne dure pas si longtemps que ça et on continue sur notre route de toute façon. Il est environ 14h30 quand nous arrivons à destination, ce qui est pas mal du tout, la fontaine de la place est un petit bonus de fin pour laver les particules de boue du visage. 

Clairement, on est bien crados, mais je pense que celui devant ramasse plus. Pour éviter ça, la prochaine fois on fera du Buddy Bike (nan j'déconne, j'y serais encore). Le loueur de vélos est content de nous voir indemne (et son tandem aussi) et est quand même un peu impressionné par notre timing car ce parcours sur 2 jours, il en voit pas souvent (après peut être il nous flatte, mais ça fait plaisir pareil)
Au final, petit week-end intense mais qui nous a apporté une belle satisfaction (et des leçons pour de futurs éventuels trips en vélo).

La Galerie de photos, c'est par là.