dimanche 15 septembre 2013

Bas Saint-Laurent et Gaspésie - Partie 4

Jour 12, la nuit a été tellement fraîche qu'on sentait le froid à travers le matelas gonflable... enfin, il parait : le chauffage fonctionnait à merveille dans le van !
Objectif de la journée: parcourir 200 km le long de la baie des chaleurs, qui n'a de chaud que son nom. Donc journée tranquille, pauses promenade sur la plage, pause repas au bord de la route, pause jeu de société "Innovation".


Le soir, nous faisons la rencontre de Sabrina qui nous accueille chez elle. Au départ, nous devions juste récupérer des habits oubliés quelques semaines plus tôt par Rémy, puis elle nous a proposé de nous installer sur son parking pour la nuit. Nous avons donc passé une très bonne soirée ensemble où elle nous a un peu parlé de son parcours de vie. Elle nous a expliqué son intérêt à venir étudier la médecine en Gaspésie, là où les besoins sont importants, elle nous a raconté sa rencontre avec Jésus, sa conversion, son envie de s'installer dans des régions plus reculées pour pouvoir partager sa foi avec les personnes plus isolées. Son enthousiasme et sa sincérité m'a vraiment impressionnée.

Jour 13, bain chaud pour Poupinette, douche pour les autres, gros festin de petit déjeuner, la matinée s'allonge. Sabrina nous accompagne au début des sentiers de randonnée entre Maria et Carleton-sur-mer, et nous partons pour la plus grosse randonnée de notre séjour. Nous commençons facile en remontant le long d'un ruisseau, alternant entre bord de cascade et chemin gadoueux. Puis c'est l'ascension du mont Carleton. La montée est rude mais  trois superbes points de vue nous sont promis, d'après la carte. Le temps passe et nous commençons à désespérer. Encore une fois nous nous disons: "on y est presque, ce sera au prochain tournant" à chaque tournant. Arrivés au point culminant, ça y est, nous avons la vue sur la côte...  entre un buisson et un arbre, en se penchant bien! Heureusement, Jp l'explorateur nous dégote le vrai troisième panorama quelques mètres plus loin. (les n°1 & 2 étant inexistants).
Le soir, la pause restaurant est bien méritée. Jp et moi optons pour le saumon à l'amérindienne alors que Franck, lui, choisit de manger local, avec un bon tajine d'agneau.
Notre nuit se passera dans un lieu hautement atypique: le château Bahia. C'est un château de bois construit en 15 ans par un "original", qui aurait sa place à Disneyland (le château, pas le proprio).



Jour 14, nous remontons la vallée de la Matapédia, qui a revêtu ses belles couleurs d'automne. Et au milieu coule une rivière... Waow! Les pauses le long de la route auraient été plus nombreuses si la chef du voyage, Mlle Élise n'avait décidé qu'il fallait mieux filer tout droit. 

Nous retrouvons Rimouski, sa plage de Kitesurfeurs déserte cette fois, mais qui se prête parfaitement à une petite partie d'Innovation. Puis c'est direction le crêpe-chignon, où la crêpe Pomme d'Adam à particulièrement ravi Franck (il vous en reparlera!).
Encore une nuit au pied d'un WalMart, avec cette fois ci une tente en plus, plantée sur un petit carré d'herbe, entre le VR et la route.

Jour 15, comme promis, nous revoilà au parc national du BIC. Nous nous marrons bien avec le guide naturaliste qui nous propose une observation de phoques. Il y en a tellement peu que c'est une véritable explosion de joie chaque fois que j'en aperçois un. 
Puis, petite promenade en forêt, dans la brume du bord de mer. Nous ferons notre dernière nuit en camping avec un beau feu de camp, patates et maquereaux fumés.


Jour 16, Après un bon brin de jasette avec nos voisins de camping, nous re-tentons l'ascension du pic Champlain (cf partie1), par le côté plus facile cette fois. Notre peine est récompensée. La vue sur le bord de mer, les anses, les îles, la forêt automnale, tout est sublime. Une bonne façon de conclure notre périple. 

Après une petite hésitation, nous décidons de rentrer directement à la maison : 5h de route, oui, mais 7h avec le VR! Mais qu'est ce qu'on ne ferait pas pour retrouver son lit après deux semaines!

Cher lecteur, si tu es arrivé jusque ici, mais que ta curiosité n'est pas satisfaite, tu peux toujours voir les photos du périple dans la galerie.

samedi 14 septembre 2013

Bas Saint-Laurent et Gaspésie - Partie 3

Jour 8. Nous continuons la route le long de la côte, à l'inverse de ces deux masos qui ont préféré prendre la route de terre qui coupe au milieu. Ils ne savent d'ailleurs pas ce qu'ils perdent, la route étant magnifique sur ce tronçon à fleur de falaise, le long des monts chics-chocs. Les panneaux indiquent des risques de vague venant s'écraser sur la route et les voitures,  la météo n'est pas bonne mais pas déchainée à ce point là non plus. 
Notre escale du jour est Cap-des-rosiers, là ou se trouve le plus haut phare du Québec. Le duo accent gaspésien du guide et Elise qui hurle ne fait pas bon ménage pour bien comprendre toutes les subtilités de l'histoire du phare et de son fonctionnement, mais en gros, comme vous vous en doutez,  un jour , il faisait pas beau du tout et un bateau s'est écrasé là, faisant une centaine de morts, bref l'idée d'un phare est devenue nécessité. Anecdote sympa, les gardiens de phare étaient remplacés à chaque élection, le parti gagnant nommant son gardien de phare, l'ancien gardien ayant alors 1 jour pour dégager. Une idée plutôt efficace pour réduire l'abstention des votes à mon avis. Si ton parti ne gagne pas, ouste!

C'est notre journée culturelle, nous continuons vers Gaspé, pour faire le musée d'interprétation des Micmacs. Je résiste à vous faire des jeux de mots faciles sur le nom marrant de cette tribu d'indiens au demeurant toujours existante mais un peu disséminée. Nous visitons alors une reconstitution de village avec des wigwams (tipis en écorce de bouleau), des pièges à ours, des trucs pour se soigner, faire du feu, des outils pour bricoler une étagère le dimanche. Bref, c'est cool d'être un micmac, ils sont ingénieux et vivent en harmonie avec la nature, c'est assez fidèle au cliché qu'on peut s'en faire, mais c'est bon de rappeler à l'homme blanc qu'il n'était pas obligé de tout détruire en arrivant. Excusez-nous, on n'a pas fait exprès, et en passant, je veux bien un peu plus de cette petite soupe à l'orignal. 

Jour 9.  Nous attaquons le Parc Forillon, un parc national emblématique de la Gaspésie. Etait-ce une bonne idée ? Cette fois-ci il pleut vraiment beaucoup, mais c'est pas grave, nous faisons la balades des Graves, qui malgré la pluie est époustouflante. Les criques qui se dessinent en contre-bas sont magiques et un congrès de phoques se réunit ici pour décider ensemble de l'avenir des maquereaux dans la baie. Tout le monde est unanime, il faut les manger. Ca sera la seule balade du jour, avec en fin de journée, un atelier sur la vie des Castors, qui sachez-le, n'ont en réalité aucune idée de l'endroit où va tomber l'arbre qu'ils découpent : des fois l'arbre tombe sur la fourche d'un autre arbre et il reste coincé, c'est bosser pour rien, mais c'est moins grave que l'arbre qui te tue en s'écrasant sur ta propre tête (ça arrive pour de vrai!)

Jour 10.  Hourra il fait beau! Et ça fait toute la différence! Nous faisons une balade plus en hauteur avec pour objectif une tour d'observation, et ça valait le coup. Visions lointaine sur le phare d'avant-hier et surtout, surprise, nous apercevons le rocher Percé au loin (plus tard dans notre parcours). La mer est turquoise et une baleine fait la belle sous l'oeil attentif de notre 24x optique. 

Il fait tellement beau qu'on refait la balade des Graves d'hier et c'est vraiment encore meilleur. En bonus multiple, c'est le congrès annuel des baleines qui devait se prononcer sur la contribution de l'espèce à la pêche scientifique. Personne ne semblait vraiment en faveur du projet.


Après quelques péripéties, nous quittons à regret le parc Forillon pour cueillir un passager de classe mondiale, à l'aéroport de Gaspé. Il va squatter avec nous le reste du trajet et ça c'est plutôt bon. Tous ensemble nous essayons de rejoindre Percé pour la nuit, mais un problème de véhicule nous fait un peu peur. Nous nous arrêtons au hasard chez un Gaspésien qui nous laisse dormir sur son terrain, il était temps pour Franck d'inaugurer la tente Quéchua 2"(Cocorico) de toute façon.

Jour 11. Contrairement à toutes les attentes, le problème de véhicule n'a pas disparu pendant la nuit. Et la sensation désagréable que le VR ne roule pas droit ne nous rassure pas. Mais pas le choix, il nous reste 15km jusqu'à Percé, nous les faisons à 30km/h, le rythme des vacances. Heureusement un petit garage ouvert, repère le problème rapidement, 2 montants de roue sont brisés! C'est pas qu'il manque les boulons, c'est qu'il manque les tiges sur lesquels mettre les boulons! Donc bref on pouvait perdre la roue à tout moment. Sympa. Nous laissons donc le VR au garage, et prenons un bateau, beaucoup plus sûr pour visiter le mythique rocher Percé et l'île Bonaventure.
Que dire sur le rocher Percé... il est grand et il est percé. C'est un paysage complètement incontournable de la Gaspésie, et ça doit imposer le respect au petit déjeuner devant ta fenêtre. Le capitaine du bateau nous raconte sa vie sentimentale entre deux explications sur le rocher et sur la vie des fous de Bassan, assez nombreux il faut l'admettre, probablement en raison d'un congrès sur le droit à la liberté d'expression, et tout le monde en use et abuse.
Nous débarquons sur l'île Bonaventure pour une petite rando aux multiples paysages, bois, falaises, hautes herbes et colonie de fous de Bassan. Inutile de débattre avec eux, ils parlent plus fort que toi et sont aussi agréables que le Métro ligne 13 aux heures de pointes (Amabilité, Odeur, Espace privé, tout y est).
Nous récupérons le VR et filons au camping du phare. La nuit s'annonce fraîche, mais bon ça concerne surtout ceux qui dorment sous tente ... :p
Le dernier épisode de la saga de l'automne, c'est ici.

lundi 9 septembre 2013

Bas Saint-Laurent et Gaspésie - Partie 2

Jour 4, pour notre deuxième journée au parc national du BIC, nous décidons de suivre les conseils des experts (la madame du centre d'accueil) et nous optons pour une promenade plus raisonnable, mais qui vaut quand même le détour. C'est parti pour 1h30 (aller-retour cette fois ci) à longer le bord du fleuve, au fils des anses et de la marée changeante. Un véritable paysage maritime et un vent époustouflant en arrivant à la pointe. Au détour du chemin, nous passons devant un petit salon de thé en plein milieu d'un sentier, en plein milieu d'un parc, en plein milieu de nulle part... c'est ce qui reste d'une superbe propriété de vacances d'une riche famille qui avait décidé de se construire un domaine dans les années 20, sans électricité (mais avec sauna) perdu dans cette nature sauvage: ça fait rêver!
Je quitte un peu à regret le BIC qui a été mon coup de coeur des vacances, en sachant qu'on y a prévu une halte la semaine suivante.


Nous prévoyons de passer tout droit à travers Rimouski, qui, selon les guides ne représente qu'un intérêt mitigé. Mais, pause allaitement oblige, le "hasard" nous conduit sur une plage où nous assistons à la danse des voiles menée par d'habiles kitesurfers.
Depuis Kamouraska, on nous avait promis un des plus beaux coucher de soleil du monde, et ça y est on arrive enfin à le saisir avant notre destination pour la nuit: Matane. Nous sommes arrivés en Gaspésie.



















Jour 5, Matane est un haut lieu de passage des saumons dont la tâche est rendue difficile par les énormes barrages. Malheureux saumons qui pour remonter les cours d'eau ne peut sauter guère plus que 4 mètres! Heureusement nos bon amis de Matane ont construit une passe migratoire avec vidéo intégrée pour admirer l'exploit sportif. Pas de poisson à l'horizon quand nous arrivons, ce qui nous a laissé tout le temps de lire la brochure "tout sur le saumon" et je suis tout bonnement fascinée. (Oui, je suis libre pour venir souper chez toi mercredi soir!)
Nous nous enfonçons dans les terres pour arriver au parc de la Gaspésie. L'ambiance du bord de mer disparait en un instant et nous retrouvons l'immensité de la forêt. Vite, vite, tant que le ciel est dégagé nous faisons un premier parcours reliant un belvédère, une chute et remontant une rivière qui me rappelle étrangement les Alpes et Pyrénées aquaventuriens.


Elise découvre ce soir là la magie du feu de camp (et des habits qui puent pendant deux semaines) pendant que nous nous régalons de patates au feu de bois.


Jour 6, le temps couvert ne nous décourage pas. C'est parti pour le Lac aux Américains qui a d'étranges allures écossaises dans la brume. Au passage, nous bavardons avec une gang de français retraités qui n'ont pas fini d'halluciner: "mais c'est un petit bébé que vous avait dans le dos?" "elle a l'air bien, on aimerait être à sa place" "elle va pas étouffer?" "c'est fou comme vous avez perdu l'accent français, on vous prendrait vraiment pour une québécoise!!!" (mais bien sûr...).
L'après midi, on s'attaque au mont Ernest Laforce qui offre (il parait) une vue extraordinaire sur les monts et vallées du parc. Etant donné qu'on avait du mal à voir nos pieds, on les croit sur parole.




















Jour 7, l'alternance météorologique est au rendez-vous, et c'est sous le soleil que nous nous attaquons à la chute du diable, en longeant la rivière tortueuse et en passant à travers la forêt magique.


Le parc de la Gaspésie, c'est fini, nous reprenons la route, jusqu'à Grande Vallée ou nous passons notre première nuit "sauvage" au bord d'un chemin isolé. Je me réveille en sursaut à chaque voiture qui passe: et si c'était la police qui venait nous dégager de là???
La suite, c'est ici!

vendredi 6 septembre 2013

Bas Saint-Laurent et Gaspésie - Partie 1

Vous l'aurez remarqué, ce blog s'égare régulièrement sur des hors-sujets complets, rien à voir avec le Québec, les caribous, les tunnels sous la glace pour sortir de la maison. Au lieu de ça, on trouve pêle-mêle, naissance, visite en France, Mariage etc. Il s'agit en fin de compte d'un reflet plutôt fidèle de notre vie entre deux continents...
Nous avons franchi, il y a peu, la barre des 3 ans dans le nouveau monde. Comme partout sur la planète, les habitants locaux ne visitent guère leur propre pays, et il y a toujours un étranger qui s'en étonne : "Ah bon vous n'êtes jamais allé ici où là ?"  Étonnant. C'est vrai, nous n'avons jamais fait Versailles, ou les châteaux de la Loire, ni même l'Alsace ou encore Saint-Pierre-et-Miquelon. C'est comme ça.
Alors pour revenir dans le sujet et comme tout bon Français expatrié qui se respecte, nous avons fait le tour de la Gaspésie.
Au volant de notre VR (Véhicule Récréatif), dont l'âge vénérable pourrait faire frémir les plus jeunes d'entre vous, nous avons en ce mois de Septembre, fait environ 2200km de route le long du Saint-Laurent d'abord, puis au bord de l'Atlantique avant de revenir par la Baie des Chaleurs, et la vallée de la rivière Matapédia. Voici la carte des exploits, celle que Jacques Cartier lui-même ne renierait pas.



Départ
Classique, c'est vendredi soir, on est prêts à partir à  une centaine de détails prêts, on boucle tout comme on peut, puis Élise refuse de partir sans manger, bref, tout va bien. Il est 20h, on part finalement, et... 20km plus loin, nous tombons dans un maxi bouchon, 1h de perdue supplémentaire. L'aventure s'annonce bien. Nous dormons à Drummondville, ce qui en distance pour le Québec correspond à dormir au bout de son jardin.



Jour 2, météo moyenne. Nous décidons de rouler un peu. Le célèbre village de Kamouraska n'est pas sous son meilleur jour, mais nous profitons déjà de l'air marin. Rivière-du-Loup sera notre étape pour la nuit après avoir fait les points de vue principaux de la petite ville et attraper quelques lueurs  du soir prometteuses.

 Jour 3, La routine matinale n'est pas encore au point, dormir c'est important. Sur le parking de Walmart, nous serons généralement le dernier véhicule campeur à partir. L'avantage de ce mode de transport, c'est sa flexibilité, on planifie à peu près, on voit ensuite. L'Ile Verte, sur notre route, est un endroit sauvage et probablement très beau, nous ne le saurons jamais, le traversier qui dessert l'île est dans plusieurs heures, et le retour est juste une ou 2 heures après. Trop d'attente et trop peu de temps sur place. Tant pis, nous passons notre tour et allons acheter du saumon et de la truite fumés pour se consoler.  Notre prochain objectif, le parc national du BIC.
Le parc du BIC est un petit parc naturel, loin d'être rasoir. Il se situe en bordure du fleuve et affiche de belles anses, un peu de relief, beaucoup d'arbres, ça y est nous attaquons les choses sérieuses. Quelques belvédères accessibles en voiture plus loin, on décide de tester les capacités de promenade d'Élise en attaquant supposément la meilleure balade du parc : le pic Champlain.  Carte imprécise étudiée et météo approximative, on devrait pouvoir faire l'aller retour en 1h30 à vue d'oeil (vision 1,25/10). Au bout d'1h30, nous ne rencontrons plus personne sur les chemins pas balisés, et à chaque virage on se dit qu'on va arriver au bout, puis en fait non. Puis en fait, il commence à pleuvoir, et venter, et pas qu'un peu. La persévérance ne paye pas, et dans une décision finale, nous rebroussons chemin, Élise n'apprécie plus la balade et hurle à pleins poumons, mais s'arrêter serait dangereux donc on rentre à grandes enjambées, un peu déçus, je suis sûr que c'était après le prochain virage (ou celui d'après?)
Le camping du parc ne déçoit pas et la baie du Ha-Ha n'a rien de spécialement drôle mais est très jolie dans sa robe de soir.

Retrouvez la suite de votre saga de l'automne sur votre canal préféré dans les jours ou semaines qui suivent. Merci fidèles visiteurs.   [Exclu] Dans le prochain épisode : des bêtes sauvages! Qui de nos héros ou de ces intrus finiront dévorés ?! Vous le saurez peut-être en vous abonnant à ce blog 100% action.
[Update : La suite ici!]
Exemple de bête sauvage.

lundi 1 juillet 2013

Package Deal des derniers mois

Comme certains l'ont remarqué, et à juste titre, ce blog souffre de sédentarité chronique. La corrélation avec des événements importants ayant eu lieu cette année n'est probablement pas entièrement fortuite. Oui, nous le confessons, nous n'avons pas pris le temps de faire des mises à jour, ou pas eu le temps... à cause d'Elise. 
Sachez-le, le rôle de nouveau parent vous offre une panoplie infinie d'excuses tout à fait crédibles auprès de vos amis, des amis que vous n'aimez pas, de vos patrons, de tous ces gens qui attendent tellement de vous. "Ma fille est malade, ma fille m'empêche de dormir, ma fille fait ses dents, ma fille veut du chocolat dans son lait maternel ou refuse de manger". Embêtant vous en conviendrez, mais c'est faux! encore une fois. Ce qui est magnifique dans l'opération, c'est que le sujet des plaintes ne trouve rien à y redire et se porte de temps en temps volontaire pour ne pas vous faire trop mentir. C'est beau la solidarité familiale. 
Quelques photos des premières semaines de vie de mademoiselle, c'est par ici.

Petits bouts d'été
Donc bref, ces derniers mois, c'était plus ou moins l'été, nous avons profité de diverses sorties au parc tranquillement, et surtout nous avons pris quelques semaines en France pour exposer notre production locale à la famille et aux amis.
Oncles, Tantes, Grands-Parents, Arrière grand parents, tout le monde y va de son commentaire et de son savoir absolu en génétique appliquée pour affirmer ou infirmer le caractère définitif des yeux bleus de la petite princesse. Par chance l'attention était un peu répartie grâce à l'arrivée du petit Anthony, un beau gosse qui s'ignore et qui fait la fierté de ses parents. 

Ces quelques semaines, ont vu tout de même d'autres évènements importants comme la baptême de ma petite soeur (28 ans tout de même). Sachez-le, de nos jours, il faut beaucoup de courage pour affirmer sa foi en public et "se mouiller". (Facile). Une belle journée chargée en émotions, dans un cadre reposant. Toutes mes félicitations à ma frangine. Respect.

Douce France... en haut à droite, 4 générations de femmes réunies! En bas, un molkky décoratif.
Et dans un deuxième temps, quand on réunit autant de monde pour un événement, on leur en donne pour leur argent : après le baptême, c'était petite fête d'anniversaire surprise pour mes 30 ans. On vieillit les amis, on vieillit. Enfin moi en tout cas. Aussi vieux que je sois, je reste un fin limier et malgré les tentatives discrètes de Dany pour me dissimuler tout ça, j'avais presque tout grillé. On n'attrape pas un vieux singe avec du vinaigre (Citation très approximative). Je t'aime mon coeur :p
Comme à chaque visite en France, c'est un plaisir toujours renouvelé de partager en famille et entre amis de si bons moments, rendant toujours un peu difficile le retour au Canada. Chers amis canadiens et assimilés, je sais cependant que vous faites tout pour nous remonter le moral quand même.
Cliquez ici pour les albums de la France Famille Amis, de la balade à St Férréol et du week-end baptême/anniversaire. (et de biens meilleures photos du week-end par Noémie ici).

Pour un retour moins en déprime, je vous conseille le service traiteur "aux 2 amis" tenu par Max et Yo. Bons petits plats à domicile et prix imbattable* (tickets d'avion non inclus). Nous profitons ensuite de la coupe Rogers, à 2 pas de la maison, pour aller voir les grands champions gagner de l'argent en masse en tapant dans des balles jaunes. Mais pour de vrai, c'était vraiment sympa. (Photos par là).

Montréal la magnifique
La trêve sera de courte durée, car une bonne partie du mois d'août sera réservée à la visite des grands parents sur le bon côté de l'Atlantique avec la tournée des incontournables de Montréal. Mais de notre côté, le road-trip Gaspésien se précise drôlement... aventure à suivre...




dimanche 21 avril 2013

Lettre à Élise

Comme ça, c'est fait, on enterre la référence à Beethoven une bonne fois pour toute.

Ma très chère Élise,
Tu vois, ce blog dont l'activité anecdotique fait rire les ténors de ce monde, te consacre une page. Une première. En réalité, ta venue était attendue et annoncée au travers de quelques posts, signes lointains d'une époque différente mouvementée par des aventures dans un pays inconnu. 
Ce pays inconnu, c'est le Québec. C'est là bas en exil que tes parents ont eu un instant d'égarement, mais nous n'allons pas nous attarder là dessus présentement. Toujours est-il que ce pays restera à jamais gravé dans ta mémoire ton passeport, te conférant les privilèges d'un pays au grand cœur et aux paysages majestueux.

Jusque là, tout va bien.
C'est le 20 avril dernier en fin d'après-midi, que sceptique, ton papa conduit maman à la maison de naissance côte-des-neiges dans la grand ville de Montréal. C'était un samedi, et peut être que ton papa ne voulait pas croire aux signes évidents de ta proche venue,  ou peut-être avait-il peur de déranger Juliette inutilement; la pauvre, elle a probablement une vie en dehors de tous ces accouchements nocturnes. Situation classique, à l'arrivée à la maison de naissance, tu te calmes un petit peu, papa se voit déjà rentrer à la maison pour voir un film. Juliette installe maman et nous annonce le programme nocturne. Point d'acteur, point de pop-corn, mais une longue nuit d'action nous attend.
La maison de naissance est vide, et nous choisissons la chambre bleue, avec une grande baignoire au milieu. Rapidement, l'eau apaise maman.
Les premières heures passent tranquillement, enfin en tout cas pour ton papa, maman commence à pas trouver ça très cool. Déjà plus de 2 jours que ça travaille fort dans son ventre. 
Que fait-on lorsqu'on trouve le temps long ? On mange ! Aussi probablement parce que l'heure du souper est passée et que la faim gronde. Juliette conseille un viet de l'autre côte de la rue. Le poulet arachides était absolument divin. Mmmmmh. Avec ça dans le ventre, papa peut continuer d'apporter tout son support à Maman qui trouve l'expérience pénible (mais c'est un thème récurrent pour la nuit, tu l'auras compris).
Juliette se donne à 100% pour qu'on se sente au mieux. Un petit espresso pour Papa et une grosse cuillère de nutella pour maman, le bonheur est simple.
La fatigue se fait sentir, on approche de Minuit. Ton père s'esquive 10 minutes pour faire une dernière marche en tant qu'homme relativement libre, afin se de réveiller et de réfléchir au sens de la vie, aux responsabilités à venir, enfin tu vois ce genre de bêtises. Le vent glacial et même quelques flocons de neige viennent geler sa réflexion, tant pis pour lui. 
Le travail s'intensifie. Papa a toujours voulu avoir sa petite princesse, il t'attendait. Maman souffre pas mal et alterne les positions pour soulager la douleur.  Il parait que tu travailles aussi pour sortir. En tout cas, ton petit cœur bat bien a chaque vérification de Juliette, bref tout baigne.
Les heures s'allongent et c'est de moins en moins facile... maman fait preuve d'un courage surhumain, ou peut-être c'est juste qu'elle n'a pas vraiment le choix, ou peut être les deux. Ça devient délicat, Juliette cherche à savoir si on te transfère à l'hôpital. Tout ça pour ça. C'est non, la poussée est trop proche. Pour cette phase, Marie-Josée arrive, il est 3h du matin passé. Tu imagines déjà le genre de vie dicté par le métier, Tatie Emilie en témoignera sûrement.


Environ 1h plus tard, tu sors enfin, et à la grande surprise de papa, propre comme un sou neuf. Maman est épuisée. Les émotions, c'est pas notre truc préféré. Papa est content certes, arracher une larme c'est pas gagné, Maman est encore sous le choc pour apprécier pleinement ton regard interrogateur qui a l'air de dire : mais qu'est ce que je fais là? On va te rencontrer rapidement, et t'aimer tout simplement.
De gauche à droite : Premier regard - Le style burrito - Juliette ta sage-femme
Avance rapide sur les jours qui suivent, quelques difficultés pour t'allaiter, tous les moyens sont déployés pour te donner le meilleur. Certains moments difficiles font poser des questions incroyables du genre : mais qu'est ce qu'on a fait ? Mais voilà, la vie a changé à jamais, tu es là et c'est très bien comme ça.
Chaque jour qui passe, ton papa et ta maman s'émerveillent de te voir aussi jolie et aussi vive. C'est un cliché peut être, mais c'est vrai, tu es la plus belle (étude basée sur un échantillon de 1 bébé).

Beaucoup d'amis t'ont couvert de cadeaux, comme une petite princesse, il faudra les remercier, en commençant par ne pas vomir sur eux, simple conseil.

A l'heure ou ton papa écrit ces lignes, tatie Audrey vit une expérience similaire, ton petit cousin va naître dans les heures qui viennent, à la grâce de Dieu. 
Maman et Papa préparent les bagages, demain on vole vers la France, ton autre nation. Tu risques de passer entre toutes les mains et de recevoir encore plus de cadeaux, et peut être papa et maman recevront des conseils très ennuyants sur ton éducation ou sur comment s'occuper de toi. Bref, comme on dit ici, ça va être le fun.

Bienvenue parmi nous, longue vie à toi, 

Ton papa qui t'aime très fort




Le style parrain de la mafia
Le style haricot-vert


samedi 16 février 2013

On se prépare

Quand on n'est pas en vadrouille, à affronter l'hiver des furieux, on se prépare aux aventures extrêmes à venir.


Et puisque quelques images valent plus qu'un long discours, je vous laisse vous faire une idée par vous même de la façon dont on occupe nos trop courts week-ends.






























Mais peut être que tout ceci n'est juste qu'une blague!


dimanche 13 janvier 2013

L'hiver des furieux - Part 2

Dans la famille Diancoff, je demande le frère. S'il y en a bien un qui ne sort pas si souvent que ça de son Tarn natal, c'est bien Benjamin. Et s'il y en a bien un à qui les grands espaces et la nature Québécoise devraient faire plaisir, c'est bien Benjamin.
L'hiver continue sur un rythme très particulier, après l'importante chute de neige, on a assisté à une fonte relativement rapide de tout ce bazar menant de fait à quelques inquiétudes par rapport au séjour de Mister. Il faut avouer que beaucoup d'activités intéressantes à faire en hiver sont intimement liées au volume de poudre blanche disponible. (avertissement : ceci n'est pas un plaidoyer en faveur de la drogue). Qu'à cela ne tienne, en montant vers Québec, les chances de trouver le grand manteau blanc sont plutôt grandes. L'hiver étant plein de surprises, ce qui était moins prévisible étaient les températures records extrêmement basses, et surtout tous les jours pendant une bonne semaine, de quoi confirmer les bonnes vieilles frayeurs hexagonales. Pour une fois, on peut dire que c'est justifié, car entre -36 et -20 plusieurs jours d'affilés, il n'y a vraiment pas de quoi faire les fiers dehors. Mais rien de bien terrifiant pour Benjamin qui possède une aptitude naturelle à supporter (ignorer?) le froid, en plus d'un bonnet en fibres de cheveux 100% naturel.
N'empêche qu'à Québec, la visite est rude, et chaque bâtiment chauffé devient un incontournable à voir absolument (pour se réchauffer). La ville est superbe, comme toujours et l'hiver offre d'autres attraits très intéressants, à commencer par les glissades de l'esplanade. Prenez un traineau à la Calvin & Hobbes, une pente bien glacée et assez raide, une zone d'arrêt d'urgence comme au bord des autoroutes et en avant. Comme des grands enfants, on a adoré, et la vitesse est quand même hallucinante !
Le soir venu, on se dirige vers notre petit chalet dans la forêt pour une bonne nuit de repos. Le lendemain, on se motive pour une promenade en raquettes, on repère un sentier de 9km, certainement jouable en 2 heures et quelques. La neige tombe abondamment, et on se rend compte de notre optimisme rapidement. Dany s'accroche du mieux qu'elle peut et on parvient quand même à boucler le parcours en 4h30, il fait assez noir sur les derniers kilomètres, et heureusement on avait une lampe de poche!

Au retour, on se fera une bonne partie d'Innovation, un nouveau jeu de stratégie que j'ai eu à Noël. Très sympa, bien que les 60 minutes indiquées sur la boite reflètent probablement le temps de comprendre les règles, plus que le temps de jeu. Merci à Aude pour ce beau cadeau!
Le lendemain, on se dirige pour un des plus fameux clichés, un tour avec les chiens de traineaux (ou traineaux à chiens, je sais plus). L'activité se révèle à la hauteur et les chiens sont super excités à l'idée de tirer un traineau, comme quoi il suffit de trouver sa voie pour être heureux. La promenade dans les bois est super, on encourage les chiens et il faut parfois trottiner ou courir pour leur donner un coup de main. Niveau sonore, c'est exactement l'inverse du skidoo. Quand on avance, c'est tout silencieux et dès qu'on arrête, les chiens aboient. (alors qu'il n'y a pas de caravane à proximité, c'est à n'y rien comprendre).
Bref, on rentre à Montréal, tant bien que mal car des accidents liés aux importantes rafales de vent créent des bouchons monstrueux, l'hiver est décidément plein de surprises.
Pour accéder au chenil, à la galerie de photos, c'est par ici !

mardi 1 janvier 2013

L'hiver des furieux - Part 1

Dans chaque pays où nous avons habité, Emilie et Micaël sont passés nous voir deux fois. Et le Canada ne fait pas exception. Pour varier les plaisirs, ils tenteront l'hiver québécois, l'hiver jugé le plus terrible de la planète par 100% des personnes interrogées (d'après un sondage réalisé sur 4 français qui n'ont jamais mis un pied plus loin que le village voisin).
En ce qui nous concerne, l'hiver on aime bien, et je vous conseille en passant le petit tête à claques de circonstances. Mais, il faut avouer que pour en profiter, il est en général préférable d'avoir de la neige. Si aux alentours de Noël, la neige était encore très timide, l'entre-fêtes a par contre poussé le levier au maximum par mégarde. 45 à 60 cm de neige ont donc largement agrémenté les rues de Montréal en l'espace de 24 heures, emportant au passage le titre de plus grosse chute en une journée depuis 1971. Le char Le décor est planté.
Après des péripéties rocambolesques pour savoir si finalement oui ou non, nos invités seront ici à temps pour le nouvel an, Air Canada s'est tout de même dépêché pour ne pas dépasser les 24 heures de retard et nous livrer les "heureux" voyageurs. Avec la moitié des bagages seulement, ça serait trop facile sinon.
Le 5 Guys - t'en as pour ton argent
Le froid glacial du 31 ainsi que tout un tas d'autres mauvaises excuses nous poussent à ne pas sortir et ne pas profiter du party de ville. Qu'importe, on mange bien et on s'amuse à l'armoricaine (panem et circenses). Notre premier objectif de séjour est d'engraisser les visiteurs afin qu'ils résistent mieux au froid, un peu comme les phoques si vous voulez. A grands coups de brunch, fritures et burger, nous atteignons rapidement le palier nécessaire à la survie en milieu hostile. Nous sommes alors fin prêts pour le reste du séjour et son objectif : Cocher les items essentiels sur la liste du bon Gaulois au pays des Caribous.
Direction Lanaudière, pour attaquer notre marathon des activités d'hiver. Notre premier soir sera consacré à pécher notre souper du soir dans des conditions extrêmes. En l'espace d'1h30, 2 truites de luxe s'invitent au repas. La cabane rustique qui nous accueille au fond des bois, s'avère être une vraie bonne surprise, confort convenable, chaleur et vue imprenable.
Dès le lendemain, paires de raquette au pied, les bons trappeurs que nous sommes, arpentons les sentiers très poudreux du parc de la chute à Bull, chute qui -ô surprise- est gelée. Micaël reçoit pour sainte mission de libérer les arbres captifs croulants sous la masse de neige des derniers jours, quitte à ramasser ce fardeau sur sa propre tête. Il s'attellera à cette tâche avec une ardeur désarmante.
On essaiera en soirée de faire un peu de patin sur la patinoire du village, avec la grâce et l'aisance d'une couturière en moufle.

Cet excès de nature -entrecoupé de chocolats chauds au village- commence à nous rendre malade, alors on se dirige pour l'activité luxe++ : le skidoo. Armés comme des bibendums, nous lançons nos bruyantes machines à travers les pistes à toute allure. La sensation est intense et il semble facile de se planter. Au détour d'un arrêt, je prend la liberté de faire quelques centaines de mètres sur la piste pour essayer le monstre en solo. La machine réagit encore mieux, sauf quand je décide de faire un petit demi-tour. Le rayon de braquage pas terrible, me fait me retrouver complètement enfoncé sur le bord du chemin sans possibilité d'avancer ni reculer : un très très grand moment de solitude. Pendant ce temps, Emilie, Micael et Dany ne me voyant pas revenir, commencent à s'inquiéter... pour la caution du véhicule. Heureusement, d'autres pilotes plus expérimentés passant par là me permettent de sortir de ce mauvais pas. Le reste de la promenade est agréable et les décors enneigés se succèdent. Micaël et moi, déposons les femmes à l'accueil pour un thé bien mérité pendant que nous repartons faire les fous sur des pistes plus escarpées. Quelques belles frayeurs de plus, mais un bon trip au final.
Pour compléter le week-end, direction le spa nordique, où des bains bouillonnants extérieurs nous détendent de tout le stress de la vie de trappeur. On y essayera aussi le combo sauna suivi de bain glacé : un moyen légal et abordable pour se faire tourner la tête.
Pour clôturer ce marathon, nous reprenons la route vers Montréal pour un final à la banquise et ses fameuses poutines réconfortantes. Le Québec c'est bon, venez-vous en.

Le reste de la galerie des glaces, c'est ici.