Jour 8. Nous continuons la route le long de la côte, à l'inverse de ces deux masos qui ont préféré prendre la route de terre qui coupe au milieu. Ils ne savent d'ailleurs pas ce qu'ils perdent, la route étant magnifique sur ce tronçon à fleur de falaise, le long des monts chics-chocs. Les panneaux indiquent des risques de vague venant s'écraser sur la route et les voitures, la météo n'est pas bonne mais pas déchainée à ce point là non plus.
Notre escale du jour est Cap-des-rosiers, là ou se trouve le plus haut phare du Québec. Le duo accent gaspésien du guide et Elise qui hurle ne fait pas bon ménage pour bien comprendre toutes les subtilités de l'histoire du phare et de son fonctionnement, mais en gros, comme vous vous en doutez, un jour , il faisait pas beau du tout et un bateau s'est écrasé là, faisant une centaine de morts, bref l'idée d'un phare est devenue nécessité. Anecdote sympa, les gardiens de phare étaient remplacés à chaque élection, le parti gagnant nommant son gardien de phare, l'ancien gardien ayant alors 1 jour pour dégager. Une idée plutôt efficace pour réduire l'abstention des votes à mon avis. Si ton parti ne gagne pas, ouste!
C'est notre journée culturelle, nous continuons vers Gaspé, pour faire le musée d'interprétation des Micmacs. Je résiste à vous faire des jeux de mots faciles sur le nom marrant de cette tribu d'indiens au demeurant toujours existante mais un peu disséminée. Nous visitons alors une reconstitution de village avec des wigwams (tipis en écorce de bouleau), des pièges à ours, des trucs pour se soigner, faire du feu, des outils pour bricoler une étagère le dimanche. Bref, c'est cool d'être un micmac, ils sont ingénieux et vivent en harmonie avec la nature, c'est assez fidèle au cliché qu'on peut s'en faire, mais c'est bon de rappeler à l'homme blanc qu'il n'était pas obligé de tout détruire en arrivant. Excusez-nous, on n'a pas fait exprès, et en passant, je veux bien un peu plus de cette petite soupe à l'orignal.
Jour 9. Nous attaquons le Parc Forillon, un parc national emblématique de la Gaspésie. Etait-ce une bonne idée ? Cette fois-ci il pleut vraiment beaucoup, mais c'est pas grave, nous faisons la balades des Graves, qui malgré la pluie est époustouflante. Les criques qui se dessinent en contre-bas sont magiques et un congrès de phoques se réunit ici pour décider ensemble de l'avenir des maquereaux dans la baie. Tout le monde est unanime, il faut les manger. Ca sera la seule balade du jour, avec en fin de journée, un atelier sur la vie des Castors, qui sachez-le, n'ont en réalité aucune idée de l'endroit où va tomber l'arbre qu'ils découpent : des fois l'arbre tombe sur la fourche d'un autre arbre et il reste coincé, c'est bosser pour rien, mais c'est moins grave que l'arbre qui te tue en s'écrasant sur ta propre tête (ça arrive pour de vrai!)
Jour 10. Hourra il fait beau! Et ça fait toute la différence! Nous faisons une balade plus en hauteur avec pour objectif une tour d'observation, et ça valait le coup. Visions lointaine sur le phare d'avant-hier et surtout, surprise, nous apercevons le rocher Percé au loin (plus tard dans notre parcours). La mer est turquoise et une baleine fait la belle sous l'oeil attentif de notre 24x optique.
Il fait tellement beau qu'on refait la balade des Graves d'hier et c'est vraiment encore meilleur. En bonus multiple, c'est le congrès annuel des baleines qui devait se prononcer sur la contribution de l'espèce à la pêche scientifique. Personne ne semblait vraiment en faveur du projet.
Jour 11. Contrairement à toutes les attentes, le problème de véhicule n'a pas disparu pendant la nuit. Et la sensation désagréable que le VR ne roule pas droit ne nous rassure pas. Mais pas le choix, il nous reste 15km jusqu'à Percé, nous les faisons à 30km/h, le rythme des vacances. Heureusement un petit garage ouvert, repère le problème rapidement, 2 montants de roue sont brisés! C'est pas qu'il manque les boulons, c'est qu'il manque les tiges sur lesquels mettre les boulons! Donc bref on pouvait perdre la roue à tout moment. Sympa. Nous laissons donc le VR au garage, et prenons un bateau, beaucoup plus sûr pour visiter le mythique rocher Percé et l'île Bonaventure.
Que dire sur le rocher Percé... il est grand et il est percé. C'est un paysage complètement incontournable de la Gaspésie, et ça doit imposer le respect au petit déjeuner devant ta fenêtre. Le capitaine du bateau nous raconte sa vie sentimentale entre deux explications sur le rocher et sur la vie des fous de Bassan, assez nombreux il faut l'admettre, probablement en raison d'un congrès sur le droit à la liberté d'expression, et tout le monde en use et abuse.
Nous débarquons sur l'île Bonaventure pour une petite rando aux multiples paysages, bois, falaises, hautes herbes et colonie de fous de Bassan. Inutile de débattre avec eux, ils parlent plus fort que toi et sont aussi agréables que le Métro ligne 13 aux heures de pointes (Amabilité, Odeur, Espace privé, tout y est).
Nous récupérons le VR et filons au camping du phare. La nuit s'annonce fraîche, mais bon ça concerne surtout ceux qui dorment sous tente ... :pLe dernier épisode de la saga de l'automne, c'est ici.



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