Première vraie journée de repos au Camping.
Il est minuit passé mais si je ne le fais pas de suite maintenant, il y a de bonnes chances que je ne le fasse pas ou en tout cas pas avec les mots et ressentis que je souhaiterais exprimer. Dans le but de faire quelque chose pour moi alliant l'utile à l'agréable, j'ai décidé de tenter une petite randonnée dans les environs du camping afin de pouvoir découvrir l'arrière pays, de profiter de la nature et du patrimoine et enfin de me retrouver seul avec moi-même. 3 buts dans cette sortie: pouvoir conseiller d'éventuels clients, me retirer au calme pour me ressourcer et admirer les merveilles de la création, et réfléchir à ce post de blog.
L'abbaye de Saint Félix de Monceau était donc un choix tout tracé car accessible très rapidement. Je n'ai pas été déçu. Cette abbaye du XIè siècle en plein coeur de la garrigue offre un spectacle qui aurait pu m'apparaitre banal il y a 15 ou 20 ans en arrière, mais cette fois-ci c'est d'avantage la claque de la marque du temps et de l'héritage patrimonial qui a pris le dessus. Ce n'est qu'un bâtiment isolé, passablement en ruine, et pourtant...
Je ne résiste pas à vous partager un poême de Saint Augustin, qui était d'ailleurs sur un panneau sur les lieux et qui traduit avec une belle justesse une partie des sentiments de ces dernières semaines.
L’amour ne disparait jamais
La mort n’est rien
Je suis seulement passé dans la pièce d’à côté.
Je suis moi et vous êtes vous
Ce que nous étions les uns pour les autres
Nous le sommes toujours.
Donnez- moi le nom que vous m’avez toujours donné
Parlez- moi comme vous l’avez toujours fait
Ne changez rien
Ne prenez pas un air triste ou solennel
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire
Souriez, pensez à moi, priez pour moi
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il a toujours été.
La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié
Elle est ce qu’elle a toujours été
Le fils n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je vous attend
Je ne suis pas loin
Juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.
Je vous rassure je ne suis pas mort. Je vais bien. Après avoir pris quelques photos, je me lance sur un chemin type GR, durée 2h dit "Autour de l'Abbaye", grand soleil, grand chapeau et grand nigaud qui a juste des sandales (-> moi), mais qu'importe, ça passe.
Je me promène donc dans cette nature si particulière qui quasi instantanément réveille en moi de lointains souvenirs. Les essences de pin, olivier et la magnifique stature des cyprès, accompagné du champ des cigales ravivent les 10 premières années de ma vie, les collines de Provence, les colonies de vacances, les sorties scolaires, un univers à la Marcel Pagnol... Sensations renforcées par le fait d'être absolument seul pendant ces 2 heures, aucune âme assez folle pour affronter le soleil écrasant sur ces sentiers. Une belle balade accompagnée de ces chanteuses presque invisibles que sont les cigales, mais aussi multitude de sauterelles, papillons et autres insectes propriétaires des lieux. (Petites vidéos pour essayer de vous donner l'ambiance)
Beaucoup de bien essentiellement. Pour l'instant, pour raisons de commodités, je suis seul au Camping, Dany et les enfants sont restés plus longtemps dans nos familles, c'est vrai qu'il n'y a pas urgence à me rejoindre.
Je suis content de rejoindre cette très petite équipe, avec moi, nous sommes 4. 4
personnalités très différentes, mais l'impression qu'on arrivera à collaborer s'installe rapidement. La similarité la plus flagrante avec mon ancien boulot, c'est la multitude de choses à faire, de petites tâches à accomplir et se rappeler, être interrompu à tout moment pour servir un client ou aider un collègue. Rien de nouveau pour moi. Il faudra lutter à nouveau contre l'envie d'en faire toujours plus, toujours pour de bonnes raisons, soulager les collègues, améliorer telle ou telle chose... des schémas de pensée et façons de faire qui font possiblement partie de mon ADN mais qu'il faut réprimer par moment pour favoriser d'autres aspects essentiels hors boulot.
personnalités très différentes, mais l'impression qu'on arrivera à collaborer s'installe rapidement. La similarité la plus flagrante avec mon ancien boulot, c'est la multitude de choses à faire, de petites tâches à accomplir et se rappeler, être interrompu à tout moment pour servir un client ou aider un collègue. Rien de nouveau pour moi. Il faudra lutter à nouveau contre l'envie d'en faire toujours plus, toujours pour de bonnes raisons, soulager les collègues, améliorer telle ou telle chose... des schémas de pensée et façons de faire qui font possiblement partie de mon ADN mais qu'il faut réprimer par moment pour favoriser d'autres aspects essentiels hors boulot.
Je crois que le contact passe bien aussi avec les clients, c'est plus facile que je ne pensais d'aller vers eux et de simplement discuter, créer des relations, certainement éphémères, mais qui participent sans aucun doute à leur expérience de vacances.
C'est la semaine de début, je prend des notes sur ce que je trouve bien, ce que je trouve perfectible, ce qui heurte mes valeurs tout en comprenant l'origine de beaucoup de choix et toujours dans le respect et l'admiration du travail accompli pendant ces 13 dernières années.
Le lagon est un plus très appréciable en fin de journée, mais vous vous en doutiez déjà.
Le lagon est un plus très appréciable en fin de journée, mais vous vous en doutiez déjà.
Bref, ça se passe très bien. Ma mère étant pas très loin, c'est cool de prendre un break avec elle en visitant un peu le centre ville de Montpellier, ville sur laquelle il faudra revenir pour apprivoiser ses places et artères. Il y aura beaucoup de travail à faire pour se l'approprier.
La balade touche à sa fin, et les longs sentiers sans ombrage aboutissent enfin à une récompense méritée, le retour sur l'abbaye en contre-plongée, dans son écrin de nature. Du bonbon.



















