mardi 1 juillet 2014

En roue libre

Ce blog évite soigneusement de parler de la Polynésie. Tout d'abord parce qu'on n'a pas vraiment de connaissances à partager sur le sujet mais aussi parce que c'est l'opposé de là où nous sommes : notre bon vieux Québec.
Après ce préambule parfaitement inutile, laissez-vous guider par votre trio habituel qui fera, comme toujours avec beaucoup de plaisir et beaucoup de retard, une visite guidée de nos contrées.

Comme souvent, notre départ est bien plus tard que prévu et de  toute façon la première étape pour la nuit est à une distance de route très raisonnable. Nous choisissons donc de rejoindre quelques bons amis pour un pique-nique dans un parc de Montréal avant le grand départ. Nos étapes ne sont pas précises, on peut s'ajuster en cours de route, et c'est un avantage offert par notre van de hippies.

La première étape est proche de Trois-Rivières, au sanctuaire de Notre Dame Du Cap, où une grande cérémonie de chrétiens d'origine indienne (de l'Inde) a lieu avec notamment une procession à la bougie. On n'est vraiment pas là pour ça, on profite simplement en famille des jardins du sanctuaire en mangeant un morceau.
Une des bonnes choses au Québec et États-Unis est que certains magasins autorisent les vans à passer la nuit sur leur stationnement. Nous l'avions expérimenté plusieurs fois en Gaspésie. L'étape de Shawinigan était de ce type, mais avec en gros bonus : un parc public collé au stationnement. La nuit est tombée, Élise dort. Nous pouvons enfin siroter une tisane avec un livre au bord de la fontaine et même faire les idiots sur les balançoires en gardant un oeil sur le van.

Dès le lendemain, les choses sérieuses commencent avec le parc national de la Mauricie. La météo étant incertaine pour les jours venants, il faut saisir l'occasion de faire la plus belle et plus longue randonnée de suite tant qu'il fait beau. Une fois n'est pas coutume, Élise n'est pas vraiment de cet avis, et nous chante son hymne de protestation (37 strophes et autant de refrains - rappels non inclus). Bref, c'est dur pour elle et pour nos oreilles aussi. Au bout de cette longue et belle balade, un mini détour nous approche près d'un lac et sans trop d'hésitations, nous délivrons Élise de sa prison et de ses vêtements, pour un vrai moment de joie et bonheur aquatique.

Cascade, balade, baignade et Elise qui met son chapeau toute seule... so close (and yet so far)
Avec cette formule gagnante, nous resterons sur des trajets plus modestes et des baignades pendant les jours suivants dans les coins les plus touristiques du parc.

C'est ensuite la route vers le lac Saint-Jean, où les avis sont souvent très partagés par les gens ayant fait la visite. "C'est rien qu'un lac" où "Y'a rien à faire" ou au contraire "Quelle hospitalité !", "Les gens sont tellement accueillants" - Possible - Mais avec notre propre bouffe et notre propre hôtel sur roues, c'est plus difficile d'en juger. Notre objectif est comme toujours un parc. Au nord du lac se trouve le parc de la Pointe Taillon.  Ses spécificités : Une grande plage et une grande piste cyclable. Le vent souffle et il y a des vagues, mais pas vraiment de quoi décourager la petite kamikaze qui nous accompagne, sa mère est beaucoup plus intimidée.  Pour la piste cyclable, nous louons un beau tandem avec une carriole pour la princesse. Temps imparti : 4 heures. Distance de la piste au complet : 44 km. On en a vu d'autres, alors on se lance pour la boucle complète. Entre forêts, tourbière et bord de lac, le paysage est varié et très agréable. Nous découvrons également le 2ème album de notre soliste bien aimée, normalement à l'aise dans son carrosse mais qui peut-être mange plus de poussière que prévu. Bien sûr, les pauses s'imposent mais l'effort reste intense pour pouvoir boucler le tout. Par moment, les insectes veulent participer et se collent en nuages complets sur la surface du sprinter de front. (Moi). Les kilomètres s'enchaînent et un castor insouciant nous regarde au bord de la route. C'est vraiment gros !
Alors qu'il reste approximativement 1 km, un orage éclate et le sprint final permet de fortement limiter les dégâts. Les derniers cyclistes sur la piste n'auront pas cette chance.
Un convoi exceptionnel, un lac (oui oui c'est grand) et un vrai castor curieux
Nous continuons notre séjour vers le Saguenay, qui reste à mes yeux une des plus belles régions du Québec, grâce à son fjord. Nous y étions déjà passés mais n'avions pas été dans son parc national (bah oui, fallait s'y attendre). Les vues sur le fjord sont époustouflantes et les environs escarpés donnent au lieu une prestance et une paix bienvenues.
Le Fjord Fiesta (désolé)
Notre dernière étape de nuit avant le retour à la maison sera étonnante. Nous faisons en effet escale à Petite-Rivière-Saint-François, où, selon les guides, il y aurait un stationnement gratuit pour van. C'est probablement le meilleur spot que nous ayons eu. Le vent souffle très fort et il n'y a donc personne sur les quais mais l'éclairage au loin sur l'île-aux-coudres est somptueux.

Des bonbons pour les yeux

Flou d'un soir
Le jour se lève, l'étape désormais obligatoire des jeux pour enfants est respectée avec plaisir et nous rentrons à nouveau sur notre île de Montréal avec des beaux clichés plein la tête et le disque dur.  Et pour la galerie c'est par là.



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