Passage obligé pour chaque touriste qui se respecte, la chasse visite de courtoisie aux baleines, s'est imposée à nous lorsqu'une longue fin de semaine de fin d'été pointe son nez.
Les jours sont encore très beaux et donc on embarque direction Tadoussac, un petit 500 km à avaler en environ 7h. On traversera à nouveau la région de Charlevoix et on dépassera notre record kilométrique personnel effectué ici au Canada.
Pour info, Tadoussac se situe juste de l'autre côté de l'embouchure du Saguenay (qui se jette lui même dans le Saint-Laurent) et le gros business de ce coin là, c'est les excursions aux cétacés. - Wow c'est cool, la nature et les mammifères marins et tout - Le problème, c'est que ces bêtes là, elles n'ont pas besoin d'être embêtées tous les jours de la saison pour ravir nos mirettes, ça cause du stress, et comme dirait l'autre, faudrait des Lexomil gros comme des pains de campagne pour les calmer. Mais je vais y revenir un peu plus tard.
Nous voici à Tadoussac, après le traversier, direction le camping. Nous avons une belle tente 2 secondes III importée de France qui ne demande qu'à être utilisée. On a réservé un emplacement panoramique, plus cher (camping, d'accord, mais on ne se refuse rien) , bon il fait déjà nuit lorsqu'on arrive, donc le panorama est...noir disons. Le camping est une petite déception, car plein à craquer et les emplacements sont minuscules. Soit... on achète un sac de bois à 7$, et non le bois n'a pas de jolis ornements, ni nos initiales finement pyrogravées... étonnant à ce prix là, mais on va quand même se faire un petit feu en ramassant tous les vieux papiers qui trainent dans la voiture pour tenter de l'allumer. Le lendemain matin, le panorama est là, il fait beau, un petit écureuil tentera de boulotter notre petit déj. : Une journée classique au Québec.
| Le panorama |
| The Emplacement et son feu portatif (l'espèce de marmite) |
| Le sans-gène |
On file un peu plus loin pour notre excursion baleines. Sachez qu'on peut en voir depuis la côte, mais on ne va pas se contenter de ça. On choisit une excursion en kayak de mer, un peu poussés par l'envie d'être respectueux de notre environnement. Une fois sur l'eau, le doute s'installe : les baleines, c'est pas garanti d'en voir. Le guide nous précise ce détail qu'une fois sur l'eau, mais bon à la limite c'est pas sa faute. On pagaie de bon coeur, et il se passe un bon moment avant de voir nos premiers bélugas. Les bélugas, c'est cool et c'est gentil, on devine leur personnalité rien qu'en voyant une bosse blanche à 400m (distance légale à maintenir entre un mammifère marin et toute embarcation). Sentiment un peu mitigé entre le bonheur d'avoir la chance d'en voir et l'envie de s'en approcher, tout en sachant que même si on le voulait, on n'irait pas assez vite. On se rend vite compte que les bélugas, c'est plutôt commun en fait dans le coin où on est, on verra quelques marsouins au loin mais point de baleine à bosse, ou baleine clown et autre immensité marine. On ne pourra pas vraiment compter sur nos kayaks pour aller au large et couvrir une plus grande distance. Zodiac la prochaine fois ? peut-être. La côte est magnifique et on en profite bien quand même.
| Un accoutrement de grande classe |
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| Quand on est beau, on ne laisse pas démonter par une jupette de kayak |
| Ayoye ! ça pagaie fort ! |
| Un béluga !!! alors, oui il faut un peu d'imagination pour voir son sourire sympa |
La balade terminée, on remonte alors le long du fjord du Saguenay pour rejoindre notre prochain point de chute, proche de Chicoutimi. Le paysage, le long du Fjord est très beau, une petite halte dans un port minuscule nous fera profiter des derniers instants de lumière du jour sur le Saguenay. A l'arrivée, notre hébergement est cette fois-ci une cabine rustique. C'est en bois et c'est rustique. La petite lampe au pétrole à son charme... puis comme on dit ici quand on n'a plus rien à dire sur le sujet : "et.... c'est ça".
Le lendemain, Via ferrata, une activité bien connue par chez nous mais beaucoup moins par ici. Le long du fjord, avec un petit groupe, on ira chercher de belles sensations. On est à marée haute, le parcours se passe juste au dessus de l'eau, c'est vraiment sympa.
Pour se récompenser de l'effort, un petit resto à la ferme nous servira de l'agneau et de la tarte aux bleuets. C'est plutôt étrange d'entendre les agneaux dans la bergerie avant de passer à table... au moins les bleuets ont la délicatesse de ne pas faire de bruit.
Le soir, toujours dans le même parc, on hérite de la maison dans les arbres pour hébergement. C'est comme la cabine rustique, mais à 8m de hauteur, donc c'est mieux, et comble du luxe, la lampe à pétrole est remplacée par une lampe à batterie et on a un barbecue sur la terrasse, j'ai justement des tranches de bélugas à faire griller. On se tire des sièges à bascule sur la terrasse pour bouquiner à l'air pur avec une petite vue (entre les feuilles) sur le fjord : une soirée classique au Québec.
Plus de photos, là là.
p.s. vous l'aurez compris, faire des montages de photo, ça me saoule. Donc des photos brutes sans mise en page feront parfaitement l'affaire vu la masse de visiteurs qui passe par ici.


Effectivement on remarque la classe dans la collection kayak automne 2012 !
RépondreSupprimerOn est un peu jaloux de votre belle cabane dans les arbres de surcroit...
la bise a vous !