Vous l'aurez remarqué, ce blog s'égare régulièrement sur des hors-sujets complets, rien à voir avec le Québec, les caribous, les tunnels sous la glace pour sortir de la maison. Au lieu de ça, on trouve pêle-mêle, naissance, visite en France, Mariage etc. Il s'agit en fin de compte d'un reflet plutôt fidèle de notre vie entre deux continents...
Nous avons franchi, il y a peu, la barre des 3 ans dans le nouveau monde. Comme partout sur la planète, les habitants locaux ne visitent guère leur propre pays, et il y a toujours un étranger qui s'en étonne : "Ah bon vous n'êtes jamais allé ici où là ?" Étonnant. C'est vrai, nous n'avons jamais fait Versailles, ou les châteaux de la Loire, ni même l'Alsace ou encore Saint-Pierre-et-Miquelon. C'est comme ça.
Alors pour revenir dans le sujet et comme tout bon Français expatrié qui se respecte, nous avons fait le tour de la Gaspésie.
Au volant de notre VR (Véhicule Récréatif), dont l'âge vénérable pourrait faire frémir les plus jeunes d'entre vous, nous avons en ce mois de Septembre, fait environ 2200km de route le long du Saint-Laurent d'abord, puis au bord de l'Atlantique avant de revenir par la Baie des Chaleurs, et la vallée de la rivière Matapédia. Voici la carte des exploits, celle que Jacques Cartier lui-même ne renierait pas.
Classique, c'est vendredi soir, on est prêts à partir à une centaine de détails prêts, on boucle tout comme on peut, puis Élise refuse de partir sans manger, bref, tout va bien. Il est 20h, on part finalement, et... 20km plus loin, nous tombons dans un maxi bouchon, 1h de perdue supplémentaire. L'aventure s'annonce bien. Nous dormons à Drummondville, ce qui en distance pour le Québec correspond à dormir au bout de son jardin.
Jour 2, météo moyenne. Nous décidons de rouler un peu. Le célèbre village de Kamouraska n'est pas sous son meilleur jour, mais nous profitons déjà de l'air marin. Rivière-du-Loup sera notre étape pour la nuit après avoir fait les points de vue principaux de la petite ville et attraper quelques lueurs du soir prometteuses.
Jour 3, La routine matinale n'est pas encore au point, dormir c'est important. Sur le parking de Walmart, nous serons généralement le dernier véhicule campeur à partir. L'avantage de ce mode de transport, c'est sa flexibilité, on planifie à peu près, on voit ensuite. L'Ile Verte, sur notre route, est un endroit sauvage et probablement très beau, nous ne le saurons jamais, le traversier qui dessert l'île est dans plusieurs heures, et le retour est juste une ou 2 heures après. Trop d'attente et trop peu de temps sur place. Tant pis, nous passons notre tour et allons acheter du saumon et de la truite fumés pour se consoler. Notre prochain objectif, le parc national du BIC.
Jour 3, La routine matinale n'est pas encore au point, dormir c'est important. Sur le parking de Walmart, nous serons généralement le dernier véhicule campeur à partir. L'avantage de ce mode de transport, c'est sa flexibilité, on planifie à peu près, on voit ensuite. L'Ile Verte, sur notre route, est un endroit sauvage et probablement très beau, nous ne le saurons jamais, le traversier qui dessert l'île est dans plusieurs heures, et le retour est juste une ou 2 heures après. Trop d'attente et trop peu de temps sur place. Tant pis, nous passons notre tour et allons acheter du saumon et de la truite fumés pour se consoler. Notre prochain objectif, le parc national du BIC.
Le parc du BIC est un petit parc naturel, loin d'être rasoir. Il se situe en bordure du fleuve et affiche de belles anses, un peu de relief, beaucoup d'arbres, ça y est nous attaquons les choses sérieuses. Quelques belvédères accessibles en voiture plus loin, on décide de tester les capacités de promenade d'Élise en attaquant supposément la meilleure balade du parc : le pic Champlain. Carte imprécise étudiée et météo approximative, on devrait pouvoir faire l'aller retour en 1h30 à vue d'oeil (vision 1,25/10). Au bout d'1h30, nous ne rencontrons plus personne sur les chemins pas balisés, et à chaque virage on se dit qu'on va arriver au bout, puis en fait non. Puis en fait, il commence à pleuvoir, et venter, et pas qu'un peu. La persévérance ne paye pas, et dans une décision finale, nous rebroussons chemin, Élise n'apprécie plus la balade et hurle à pleins poumons, mais s'arrêter serait dangereux donc on rentre à grandes enjambées, un peu déçus, je suis sûr que c'était après le prochain virage (ou celui d'après?)
Le camping du parc ne déçoit pas et la baie du Ha-Ha n'a rien de spécialement drôle mais est très jolie dans sa robe de soir.
[Update : La suite ici!]
Exemple de bête sauvage.



la suite !!!!
RépondreSupprimerCa y est :)
RépondreSupprimerVraiment sympa votre petite escapade =). Ça me donne envie de revenir.
RépondreSupprimerPetit semi HS : J'ai rigolé quand j'ai vue que vous étiez allez a Drummondville. Je regardais les têtes à claques et ils y sont aller aussi ^^ (http://www.youtube.com/watch?v=2xBx31z6w28 à 14minutes 33)