lundi 9 septembre 2013

Bas Saint-Laurent et Gaspésie - Partie 2

Jour 4, pour notre deuxième journée au parc national du BIC, nous décidons de suivre les conseils des experts (la madame du centre d'accueil) et nous optons pour une promenade plus raisonnable, mais qui vaut quand même le détour. C'est parti pour 1h30 (aller-retour cette fois ci) à longer le bord du fleuve, au fils des anses et de la marée changeante. Un véritable paysage maritime et un vent époustouflant en arrivant à la pointe. Au détour du chemin, nous passons devant un petit salon de thé en plein milieu d'un sentier, en plein milieu d'un parc, en plein milieu de nulle part... c'est ce qui reste d'une superbe propriété de vacances d'une riche famille qui avait décidé de se construire un domaine dans les années 20, sans électricité (mais avec sauna) perdu dans cette nature sauvage: ça fait rêver!
Je quitte un peu à regret le BIC qui a été mon coup de coeur des vacances, en sachant qu'on y a prévu une halte la semaine suivante.


Nous prévoyons de passer tout droit à travers Rimouski, qui, selon les guides ne représente qu'un intérêt mitigé. Mais, pause allaitement oblige, le "hasard" nous conduit sur une plage où nous assistons à la danse des voiles menée par d'habiles kitesurfers.
Depuis Kamouraska, on nous avait promis un des plus beaux coucher de soleil du monde, et ça y est on arrive enfin à le saisir avant notre destination pour la nuit: Matane. Nous sommes arrivés en Gaspésie.



















Jour 5, Matane est un haut lieu de passage des saumons dont la tâche est rendue difficile par les énormes barrages. Malheureux saumons qui pour remonter les cours d'eau ne peut sauter guère plus que 4 mètres! Heureusement nos bon amis de Matane ont construit une passe migratoire avec vidéo intégrée pour admirer l'exploit sportif. Pas de poisson à l'horizon quand nous arrivons, ce qui nous a laissé tout le temps de lire la brochure "tout sur le saumon" et je suis tout bonnement fascinée. (Oui, je suis libre pour venir souper chez toi mercredi soir!)
Nous nous enfonçons dans les terres pour arriver au parc de la Gaspésie. L'ambiance du bord de mer disparait en un instant et nous retrouvons l'immensité de la forêt. Vite, vite, tant que le ciel est dégagé nous faisons un premier parcours reliant un belvédère, une chute et remontant une rivière qui me rappelle étrangement les Alpes et Pyrénées aquaventuriens.


Elise découvre ce soir là la magie du feu de camp (et des habits qui puent pendant deux semaines) pendant que nous nous régalons de patates au feu de bois.


Jour 6, le temps couvert ne nous décourage pas. C'est parti pour le Lac aux Américains qui a d'étranges allures écossaises dans la brume. Au passage, nous bavardons avec une gang de français retraités qui n'ont pas fini d'halluciner: "mais c'est un petit bébé que vous avait dans le dos?" "elle a l'air bien, on aimerait être à sa place" "elle va pas étouffer?" "c'est fou comme vous avez perdu l'accent français, on vous prendrait vraiment pour une québécoise!!!" (mais bien sûr...).
L'après midi, on s'attaque au mont Ernest Laforce qui offre (il parait) une vue extraordinaire sur les monts et vallées du parc. Etant donné qu'on avait du mal à voir nos pieds, on les croit sur parole.




















Jour 7, l'alternance météorologique est au rendez-vous, et c'est sous le soleil que nous nous attaquons à la chute du diable, en longeant la rivière tortueuse et en passant à travers la forêt magique.


Le parc de la Gaspésie, c'est fini, nous reprenons la route, jusqu'à Grande Vallée ou nous passons notre première nuit "sauvage" au bord d'un chemin isolé. Je me réveille en sursaut à chaque voiture qui passe: et si c'était la police qui venait nous dégager de là???
La suite, c'est ici!

1 commentaire:

  1. J'attire votre attention sur 2 choses :
    4e montage, photo du milieu en bas, on apprécie particulièrement les éléments d'orientation qui nous permettent de mettre des noms sur les monts qui nous entourent. Bien sur, faut faire un effort d'imagination.
    4e montage en bas a droite : on n'est quand même pas monté pour rien, on a vu des orignaux! il y en avait 3 et ils avaient tous l'air plus intelligent les uns que les autres.

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